Se réveiller le matin en tension, en ressentant encore les secousses d’un rêve — ou plutôt d’un cauchemar — animé par la guerre. Pourquoi cette guerre ? Pourquoi cet état d’urgence dans ma conscience nocturne ?
Quel est le message ?
Est-ce mon état d’être intérieur du moment, ce besoin de changement qui m’anime quand je plonge dans mon futur non encore réalisé ? Certes, c’est un peu vertigineux de quitter l’instant présent. L’univers des possibles s’ouvre à nous, et pourtant, cet inconnu réveille des peurs. Serait-ce la peur de l’échec ? Peur du chaos?
Le résultat de toutes ces injonctions sociétales qui mettent mon corps en mode stress ?
Ou la perception d’un basculement sociétal ? Derrière tout bouleversement se cache pourtant le renouveau…
Et si c’était tout cela à la fois ?
Un seul constat : ce rêve m’a bousculée. Il me rappelle que seul l’instant présent est bien réel ; il me ramène à la Vie. Et si demain je perdais tout ? Comme ces milliers de personnes que j’ai croisées au cœur des guerres dans ma vie d’humanitaire. Combien d’entre elles m’ont enseigné la résilience, m’ont rappelé que notre bien le plus précieux est l’amour. C’est lui qui nous permet de rester vivants, qui nous connecte à ce qu’il y a de plus lumineux en nous, cette particule sacrée qu’aucun scénario catastrophe ne peut altérer et qui apporte l’éclat là où il n’y en a plus.
Alors pourquoi paniquer face à l’inconnu, face à la possibilité qu’un jour je puisse tout perdre ? Pourquoi se sentir figée, en tension ?
Je connais pourtant le chemin de mon soleil intérieur, de cette expansion… et aujourd’hui, rien n’y fait. Je suis figée, vidée, semblable à un zombie avançant dans le brouillard. Des larmes ont surgi. D’où venaient-elles ? Que racontaient-elles ? Je n’en sais rien…
Et si cette simple journée, dans tout son inconfort, me connectait à mes parts d’ombre ? Sentir mes peurs, observer comme elles me vident, comme elles m’empêchent d’avancer, comme elles noircissent le tableau de mes visualisations — ce tableau qui, d’ordinaire, est lumineux et reflète mes projections les plus folles. Aujourd’hui, rien… juste un nuancier de noir et de gris.
Et finalement, pourquoi lutter ?
Juste observer. Accepter mes vulnérabilités, les autoriser à exister. Non pas comme un reproche de ce que m’impose mon environnement ou mon vécu, mais simplement pour dire à mon mental : « C’est ok, tu es en sécurité. Je te remercie de vouloir me protéger comme tu l’as fait si souvent. Aujourd’hui, je te demande de te reposer, et de laisser la Vie s’exprimer à travers moi. »
J’accueille ce qui est. J’accueille les épreuves, car elles me font grandir. Nul besoin de les fuir : si elles se manifestent, c’est qu’une part profonde de moi demande à se révéler. Sortir de ma zone de confort et m’autoriser à avancer, libre, sans peur.
Gratitude à toi, la vie, pour cette journée grisonnante et tellement riche d’enseignements.
Aujourd’hui est un nouveau jour… Dehors, le ciel est gris, et pourtant, la clarté est revenue à l’intérieur.
Et vous, quelles sont vos parts d'ombre?
Et si vous alliez les observer et les accueillir?
Leur donner une place, c’est ouvrir la porte des libérations pour accueillir le Vivant qui est en vous.
Je vous accompagne avec joie à vous reconnecter à votre corps, à vos émotions et à votre pleine conscience.

